HTA : la Cour des comptes alerte sur une prévention insuffisante face aux AVC

L’hypertension artérielle (HTA) reste le principal facteur de risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), rappelle la Cour des comptes dans son rapport sur la prise en charge de cette pathologie. Selon les données, près de 38% des AVC ischémiques et 43% des AVC hémorragiques sont attribuables à l’HTA. Malgré ce constat, la politique de prévention demeure insuffisante, le dépistage reste inégal, et une large part des adultes hypertendus ne sont ni diagnostiqués ni correctement suivis, ne permettant pas de réduire le nombre d’AVC évitables. La Cour des comptes souligne le rôle crucial du médecin traitant : il est le maillon central de la prévention et de la prise en charge de l’hypertension artérielle.

Le rapport met aussi en lumière des failles persistantes, comme le manque de coordination ville-hôpital, une prise en charge discontinue après la phase aiguë, et trop de patients qui échappent au suivi. Ce manque d’organisation limite l’efficacité des politiques publiques, et la Cour de souligner des résultats jugés en demi-teinte, pour la filière AVC alors que les dépenses se chiffrent en milliards d’euros.

La Cour des comptes fait ses recommandations et appelle à un nouveau plan national AVC intégrant une stratégie de dépistage et de contrôle de la pression artérielle. Elle préconise également de renforcer la coordination entre les acteurs de santé, d’étendre les pratiques de télémédecine et d’équiper les zones sous-dotées en outils d’aide au diagnostic. Pour les experts, seule une amélioration durable du contrôle tensionnel permettra de ralentir l’incidence des AVC et de mieux maîtriser leurs conséquences humaines et économiques.

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