Un amendement pour limiter le sucre ajouté dans l’alimentation des tout-petits
Le sénateur des Hauts-de-Seine Xavier Iacovelli a déposé un amendement visant à instaurer une taxe sur les sucres ajoutés dans les produits alimentaires destinés aux enfants de 1 à 3 ans. Objectif affiché : réduire une exposition précoce et injustifiée au sucre, sans valeur nutritionnelle à cet âge. Le texte ne concerne bien sûr pas les ingrédients naturellement sucrés, tels que les fruits ou le miel, mais cible les ajouts industriels très présents dans l’alimentation infantile, en dépit des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé – OMS qui en déconseille la consommation.
Les chiffres qui ressortent d’une enquête publiée en 2023, confirment l’ampleur du phénomène : 22% des préparations céréalières et 14% des produits à base de fruits contiennent des sucres ajoutés. Certains affichent des teneurs très élevées – jusqu’à 10 g pour 100 g dans des yaourts à partir de 8 mois, ou plus de 30 g pour 100 g dans certaines poudres cacaotées et biscuits dès 10 mois – parfois assorties d’allégations trompeuses de type « faible teneur en sucre ».
Pour Xavier Iacovelli, cette mesure se veut à la fois protectrice et incitative. En rendant les sucres ajoutés plus coûteux, elle encouragerait les fabricants à reformuler leurs recettes et à mieux informer les parents, tout en orientant la consommation vers des produits sans sucre. L’objectif de santé publique est clair : prévenir dès la petite enfance le surpoids, l’obésité et les comportements alimentaires délétères qui s’ancrent souvent très tôt.
