Une nouvelle ère dans le diagnostic du DT1
À l’occasion des 45es Journées Nicolas Guéritée, le Pr Roberto Mallone a souligné que dans le cas du diabète de type 1, il est préférable de parler de diagnostic précoce plutôt que de dépistage. Il a rappelé le rôle clé des diabétologues et endocrinologues libéraux pour informer sur le dépistage. Ainsi, il a expliqué qu’il faut : « Sensibiliser au dépistage aussi bien les familles que les soignants en (in)formant sur cette option (du DT1) ». Il prône un changement d’approche de soin, en mettant en avant la nécessité d’anticiper la prise en charge du DT1 tout en ayant comme objectif de retarder le plus possible l’insulinothérapie afin de conserver les meilleures conditions possibles pour le patient. Par ailleurs, le Pr Malone explique que le dépistage évolue, et indique que pour lui un résultat positif impose une consultation d’annonce. Il propose par exemple de réorganiser les parcours de dépistage ainsi que le suivi :
- Dépistage en ville et à l’hôpital : prélèvement veineux pour GAD /IA -2
- Dépistage à distance : prélèvement capillaire.
- Suivi : dans les services de diabétologie adultes et pédiatriques en pré-clinique.
Le dépistage précoce permet de réduire les acidocétoses inaugurales, de préserver le peptide C les premières années et potentiellement de pouvoir bénéficier des nouvelles thérapeutiques disponibles. Il souligne toutefois les limites constituées entre autres par le stress au diagnostic.
